Pour une Europe solidaire des pays en développement

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Published Wednesday, June 18, 2008 at 09:49
by Joel Cordier (741 views and 0 comments)

Le mercredi 13 février 2008 a eu lieu la première rencontre des Artisans de l’Europe.

Lors de cette soirée nous avons eu le plaisir d’accueillir Alain Hutchinson, parlementaire européen socialiste et Gérard Karlshausen, chargé des politiques européennes au Centre National de Coopération au Développement et membre du Board de CONCORD.

Voici quelques propositions issues de cette rencontre.

Les objectifs de santé et d’éducation doivent rester la priorité numéro un de l’aide européenne au développement.

Avec ses 22,68 milliards d'euros (pour la période 2008 à 2013), le Fonds européen de développement (FED) est l'instrument principal de l'aide communautaire à la coopération. Bien que, suite à la demande du Parlement européen, un titre soit réservé pour le Fonds dans le budget communautaire depuis 1993, le FED ne fait pas encore partie du budget communautaire général. Il est impératif que le Parlement européen puisse disposer d’un droit de regard sur ce Fonds et qu’il soit donc intégré dans le budget communautaire.

Les règles de bonne gouvernance des aides accordées doivent être renforcées dans un esprit de transparence, d’évaluation et d’implication de la société civile des deux côtés de l’équation donation / réception.

Actuellement, L’Union, sous la pression de la droite, relayée par les commissaires Barroso, Michel et Mandelson, positionne l’ouverture et le gain de parts de marchés comme prioritaire et instrumentalise la coopération au service de cet objectif.

La coopération au développement doit rester, dans l’architecture institutionnelle de l’UE, une compétence identifiée par un Commissaire, une Direction Générale et des instruments financiers. Le responsable de la matière doit pouvoir interagir avec le futur Haut-représentant de l’UE aux relations extérieures. Il ne s’agit pas de confisquer la matière au profit des objectifs strictement commerciaux de l’UE.

Un changement apporté à la coopération est de ne plus avoir les Etats comme seuls partenaires ; invitation est faite à toutes les composantes de la société civile à s’impliquer pour donner leur avis. L’UE doit donc concentrer des moyens afin d’outiller partout où c’est possible et nécessaire ces composantes de la société civile, en particulier les syndicats, les associations citoyennes et les ONG, afin qu’ils puissent donner leur avis et que cet avis ait un impact.

Au sein même du PSE et de ses structures nationales et régionales, un réinvestissement doit être fait par les militants et les élus qui doivent se réapproprier la solidarité internationale et prendre conscience de l’urgence d’agir socialement, humainement et démocratiquement, notamment au niveau du continent africain.

Merci à Michaël Van Cutsem pour le compte-rendu de cette rencontre.

Tags: blogger of the week, development, solidarity


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